Ancré dans son caractère

Mais toi, tu es un Dieu qui pardonne, un Dieu compatissant et qui fait grâce, tu es lent à te mettre en colère et d’une immense bonté : tu ne les as pas abandonnés. (Néhémie 9.17 BDS

Les Évangiles racontent que Jésus a été fouetté, battu, puis cloué sur une croix. Alors qu’Il était suspendu là, attendant la mort, certaines de ses dernières paroles ont été : « Père, pardonne-leur. » Le pardon fut sa réponse à un procès injuste, aux coups de fouet dont les lanières lestées Lui lacéraient la peau en Lui infligeant une douleur inimaginable, aux clous enfoncés à coups de marteau dans ses mains et ses pieds, et au fait d’être laissé pour mort sur la croix dans d’atroces souffrances. Si, d’un côté, sa réaction est très surprenante, elle prend tout son sens lorsque l’on relit ce que Jésus a enseigné sur le pardon tout au long de son ministère. Non seulement Il l’a enseigné, mais Il l’a incarné, tant dans sa vie que dans sa mort. Il a mis en pratique ce qu’Il prêchait.

Le pardon de Jésus reflétait celui de son Père. Dans l’Ancien Testament, lorsque Dieu s’est révélé à Moïse, il a dit de lui-même : « L’Éternel, l’Éternel, un Dieu plein de compassion et de grâce, lent à se mettre en colère, et riche en amour et en fidélité ! Il conserve son amour jusqu’à la millième génération : il pardonne le crime, la faute et le péché. » Dieu affirmait ainsi que le pardon est l’un de ses attributs divins, qu’il est ancré dans son caractère. Ce point est souligné tout au long de l’Ancien Testament.

Pardonner aux autres ce qu’ils nous ont fait révèle notre compréhension du pardon divin. Nous devons pardonner aux autres parce que nous avons nous-mêmes été pardonnés. Jésus est mort afin que nos péchés puissent être pardonnés, et, nous sommes appelés à pardonner aux autres lorsqu’ils pèchent contre nous ou nous font du tort. [1]

Si vraiment nous voulons aimer, il nous faut apprendre à pardonner. – Mère Teresa de Calcutta

[1] (Angl.) Activated The Call to Forgive

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