Un sentiment de vide

Venez, achetez du vin et du lait sans argent, sans rien payer ! Pourquoi dépensez-vous de l'argent pour ce qui ne nourrit pas ? Pourquoi travaillez-vous pour ce qui ne rassasie pas ? (Ésaïe 55. 1-2 SG21)

Je me souviens très bien de ce jour, alors que j’avais une vingtaine d’années, où j’étais assis dans le confortable salon de ma maison de classe moyenne supérieure et où j’ai ressenti en moi un vide et une agitation qu’aucun des objets luxueux ni des gadgets qui m’entouraient ne parvenait à apaiser. À cet instant fugace, j’ai perçu cette vérité profonde : les biens matériels ne peuvent ni nous satisfaire pleinement ni nous apporter le bonheur. J’ai compris que nos âmes ne seront jamais comblées tant qu’elles ne seront pas en union avec le grand Esprit d’amour qui les a créées.

Thomas à Kempis disait que « le bonheur de l’homme ne réside pas dans l’abondance des biens de ce monde, car une part modeste lui suffit ». J’ai moi aussi constaté que posséder trop de biens m’empêche de profiter pleinement de ce que j’ai, et que ce sont les plaisirs les plus simples de la vie, de faible coût, qui nous procurent le plus grand bonheur.

Nous avons été créés pour être des créatures éternelles ; c’est pourquoi le caractère éphémère du matérialisme nous laisse un sentiment de vide.

Le bien le plus grand et le plus précieux que nous puissions posséder est la vie éternelle par la foi en Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Seul Dieu peut assouvir la soif et la faim de notre âme, car Il nous a créés avec un vide dans notre cœur que Lui seul peut combler. Nous goûtons à cette satisfaction au plus profond de notre être à mesure que nous approfondissons notre relation avec Lui. [1]

Tu nous as faits pour toi, Seigneur, et notre coeur est sans repos tant qu'il ne repose en Toi. – Saint Augustin d’Hippone

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[1] (Angl.) Activated Less Is Better

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